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zaïra vieytes,

Exhibitions (3)- Pastels 2007 (13) - Introduction - "Roots"

 

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Pictures

Zaira_Vieytes1.jpg©2007Zaïra Vieytes Zaira_Vieytes2.jpg©2007Zaïra Vieytes

Pastels 2007/2008 - return top

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PASTELS
2007

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©2007Zaïra Vieytes

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Expo "Buci" in Paris, rue de Seine, Nov-Dec 2007

Expo "Présentielle" du 15 Mai au 14 Juin 2008, à Leucate, Aude France :

 

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Pastels 2008

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Expo "Château Le Lude", France, du 31 Mai au 30 Septembre 2008

 

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Introduction

Il ne sera pas question dans cette petite introduction de composer une ode dédiée à l'art et à la manière de Mme Zaïra Vieytes. D'autres que moi, et de bien plus talentueux au demeurant, s'en sont chargés. Je ne ferai pas de digression philosophico-artistico-historique: cela aussi je l'ai lu... Et mon désir de dire se confond avec mon expérience directe de l'oeuvre. Alors non, pas de message caché, pas de dialectique philosophique; je laisse Henri Bergson sur son étagère, et je remercie M. Lipovetski pour ses références croisées...Quel talent !
Les pastels de Zaïra Vieytes. Ceux que vous pouvez voir ci-dessus. Oui, ces 6 pastels: je les ai pris entre mes mains, sans cadre, sans vitre, sans accessoire, juste le papier brut entre mes mains, et cette couleur qui vous saisi les yeux...Lire la suite

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"Roots n°7 - Pastel", Paul James

Le pigment et son liant. On observe quelques variétés de pastels. Par principe, le pastel est une masse de couleur compactée associant un pigment, (éventuellement une charge faisant varier l'intensité de la couleur, craie, argile...), et un liant (ou agglutinant), et prenant la forme d'un bâtonnet de section circulaire ou quadrangulaire. La technique du pastel est généralement classée dans la technique de la peinture, et non pas dans la technique du dessin, contrairement à l'idée que l'on pourait s'en faire au premier abord. Si les pigments sont identiques d'un type de pastel à un autre, c'est dans la nature de leur liant qu'il faut chercher leurs spécificités propres.
La gamme se subdivise en quatre grands groupes: "tendre", "sec", "gras", "à la cire".

Le pastel tendre, (recette dite "à l'écu de Sennelier" par exemple), est un agrégat friable de couleur presque pure, d'une grande intensité, supportant tous les mélanges, tous les traitements plastiques: fondus, rayés, estompés, grattés, superposés...Son emploi est simple et laisse grande ouverte la fenêtre des possibilités expressives. Son pouvoir colorant et couvrant permet d'aborder aisément les grands formats. Du fait que le liant n'entre pas dans la technique en tant qu'élément moteur, (à la différence de la cire ou de l'huile), on peut le re travailler avec toutes sortes de mortiers gras, résineux, à l'eau comme les caséines lactiques solubilisées, ou d'émulsions polymères comme les mortiers acryliques. Une fois re-travaillé avec ces mortiers, on peut se passer de le fixer au moyen des fixatifs en bombe ou en flacon du commerce.
Le pastel sec est une variante de la version tendre.Le liant et le traitement par la cuisson et l'extrusion lui donnent l'aspect d'une craie rigide, moins poudreuse. La technique de mise en oeuvre sur le papier est identique au pastel tendre, si ce n'est que le pouvoir colorant et couvrant est inférieur: le pastel sec s'emploie donc plutôt sur des formats moyens. La différence réside également en deux points: 1- on obtient, et sans utiliser d'outil particulier, une plus grande précision dans le trait, des fondus précis, une esthétique à mi-chemin entre le dessin et la peinture proprement dite, 2- l'utilisation en mélange homogène avec des mortiers ne révèle pas une matière heureuse, par l'aspect ou par la malléabilité, même si la nature du pastel sec le rend miscible avec les peintrues à l'huile ou à l'acrylique. En revanche, la version aquarellable de ces bâtonnets ouvre quelques perspectives...Le crayon pastel possède une mine légèrement plus dure, et permet de mieux définir les contours et les détails. Le fixatif est utile en cas de transport de l'oeuvre.
Le pastel gras, ou son frère presque jumeau: le bâton d'huile solide, est un pigment broyé et lié au moyen d'une huile moyennement siccative, et ,selon les fabricants, d'une cire naturelle (abeille ou carnauba...). Son utilisation tranche avec les techniques précédentes. On peut l'écraser, le malaxer et former des reliefs, sans exagérer l'épaisseur du relief, le diluer avec de l'huile, du medium à peindre, ou plus simplement de l'essence de térébethine. Les superpositions de couleurs peuvent être difficiles à réaliser selon les marques, et selon le degré de réticulation du bâton (degré de durcissement qui tend à devenir irréversible avec le temps). On peut le vernir après six mois de séchage, ou plus rapidement avec une bombe de vernis à retoucher. L'aspect de l'oeuvre finie est proche, (voire identique), de l'aspect de la peinture à l'huile, selon les praticiens. Toutes sortes de supports sont admis, du papier à la toile, en passant par le bois. Néanmoins, le papier devra être encollé, ou recouvert d'une fine couche d'apprêt acrylique souple, si vous souhaitez le conserver et le transmettre. La couche de pastel gras connaît souvent des problèmes de désolidarisation vis à vis de son support: décollements de matière dus à un manque d'adhérence naturel de ce type de matière, et de son mode d'application. Le carton entoilé demeure un très bon support, ayant un très bon rapport qualité/prix.
Le pastel à la cire, relégué aujourd'hui aux pratiques scolaires, plonge tout de même ses racines dans la haute Antiquité. Il s'agissait à l'origine d'une matière naturelle colorante, plus ou moins précieuse, agglutinée à de la cire d'abeille principalement. Quelques variantes locales, de l'Egypte à l'Europe au sens le plus large du terme, ont ajouté à la cire des éléments liquides à froid, tels que des huiles, des essences grasses, du baume de térébenthine de Venise...Le procédé se faisait plutôt à chaud. La peinture dite "à l'encaustique" en est une application. Le procédé à la cire contemporain est tombé en désuétude. Il s'applique à froid, il se superpose avec difficulté, il peut se diluer à l'essence de térébenthine ou à l'essence de pétrole.

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